Connexion Inscription
Eco-revolution > Alimentation > Les OGM : comment ça marche? Quels sont les risques?
logo

Voir aussi dans la rubrique Alimentation
Cette eau qui tue !Cette eau qui tue !
Le 22 mars s'est célébrée la journée de l'eau. Ressource précieuse, élixir de vie par excellence, l'...

Pas d'huile de palme dans nos assiettes !Pas d'huile de palme dans nos assiettes !
La culture de l'huile de palme est responsable d'une déforestation massive, gigantesque, en Indonési...


Articles du net

Les OGM : comment ça marche? Quels sont les risques?

Les OGM : comment ça marche? Quels sont les risques?

A l'heure ou la culture de la pomme de terre génétiquement modifiée Amflora est autorisée en Europe, je me suis posé la question suivante sans arriver à y répondre : comment fonctionnent les OGM et quels risques engendrent-ils ? Voici donc un dossier dans lequel j'ai essayé de résumer de manière simple et vulgarisée l'enjeu des OGM.

1 - Définition d'un OGM


Un organisme génétiquement modifié (OGM) est un organisme vivant dont les caractéristiques génétiques initiales ont été modifiées de façon non naturelle par addition, suppression, remplacement ou modification d'au moins un gène. Les OGM sont utilisés principalement par l'industrie pharmaceutique (production de médicament) et agro-alimentaire (amélioration de la productivité agricole).

Intéressons-nous tout d'abord au gène, car on, parle ici de modification génétique, donc il est important de comprendre ce qu'est un gène.

Gènes et ADNLe noyau d'une cellule contient des chromosomes.
Les êtres vivants sont constitués de cellules. Dans le noyau d'une cellule se trouve le génome, qui représente l'ensemble des chromosomes d'un organisme. Le chromosome est l'élément porteur de l'information génétique. Pour faire simple, un chromosome est constitué d'une sorte de pelote de laine, pelote constituée par une double hélice d'ADN enroulée. Chaque brun de cette double hélice d'ADN est composée de 4 molécules, symbolisés par quatre lettre : A, G, C, T. Séquencer une molécule d'ADN, c'est définir l'ordre de succession de ces 4 lettres. Cette succession de lettre permet d'identifier un individu car il y en a tellement qu'une combinaison est unique. Seuls les vrais jumeaux possèdent un ADN identique, ce sont en réalités des clones naturels. Les gènes sont tout simplement des séquences d'ADN, on estime le nombre de gènes chez l'Homme à environ 30 000.


Chaque gène détient le message qui code une protéine. Tous les organismes vivants ont le même langage génétique en 4 lettres. On peut donc prendre le gène de n'importe quel organisme et le mettre dans n'importe quel autre, l'organisme receveur est capable de décoder le gène et de fabriquer la protéine correspondante. Il est donc possible de conférer de nouvelles propriétés à un organisme en lui insérant un nouveau gène : c'est la modification génétique.

Pour connaitre la fonction d'un gène, les scientifiques l'inactive sur un cobaye et regarde quel dysfonctionnement apparait. Ils pourront par exemple déterminer que si l'animal devient aveugle le gène supprimé est impliqué dans la vision. Pour cela il aura fallut modifier le code génétique de l'embryon, et attendre que l'animal grandisse pour pouvoir analyser les résultats.

Structure de l'ADN et des gènesStructure de l'ADN et des gènes
Créer un OGM n'est pas quelque chose de si compliqué que cela : il suffit d'insérer dans le génome un ou plusieurs nouveaux gènes. Un organisme transgénique, terme qui désigne les organismes qui contiennent dans leur génome des gènes « étrangers », est donc toujours un organisme génétiquement modifié. Cette action est appelée transgénèse, et un scientifique peut ainsi créer un OGM en moins de deux heures ! Outre la transgénèse, un OGM peut être conçu par mutagénèse ou encore par fusion cellulaire. Parmi ces trois techniques permettant d'obtenir un OGM, la Commission européenne a décrétée que seule la transgénèse était soumise à surveillance et étiquetage OGM : les OGM issus de mutagénèse ou fusion cellulaire se retrouvent actuellement dans nos assiettes sans qu'on ne le sache !

A- La transgénèse


TransgénèseLa transgénèse
La transgénèse est le fait d'introduire un ou plusieurs gènes dans un organisme vivant. Ce transgène pourra être exprimé dans l'organisme transformé. Pour cela il faut d'abord sortir le gène souhaité du chromosome de l'organisme "donneur". Les scientifiques se servent d'enzymes pour aller couper le gène chez le "donneur". La suite est un peu ardue à expliquer, je vais donc faire un court résumé : il est nécessaire de mettre le gène extrait du donneur dans une bactérie afin que la bactérie se multiplie et qu'on puisse travailler à partir d’une quantité significative de gènes. Une fois la quantité de bactéries suffisantes obtenue, on "éclate" ces bactéries pour récupérer notre gène. A partir de là on peut le récupérer et le transmettre à l'organisme "receveur". Bien sûr la modification génétique a lieu sur l'embryon, la première cellule, afin que la modification touche toutes les cellules de l'organisme lors de sa croissance. On obtient donc un organisme GM.

les OGM issus de mutagénèse ou fusion cellulaire se retrouvent actuellement dans nos assiettes sans qu'on ne le sache !
B- La mutagénèse


La mutagénèse consiste à modifier le génome par une activité chimique - exposition à un agent mutagène -, physique - par irradiation principalement - ou par culture de cellules exposées à des agents sélectifs comme un herbicide, tout ceci dans l'espoir qu'une mutation bénéfique d'un gène apparaisse. Le risque d'amélioration et autant présent que le risque inverse. Par mutagénèse on expose soit les semences, soit le pollen, soit les cellules en culture. Dans le cas du traitement des semences et du pollen, on provoque spécifiquement la mutation. Dans le cas de l’exposition de cellules à l’herbicide, on révèle des mutants préexistants. Les chercheurs sélectionnent ensuite les individus viables : semences aptes à germer, pollen capable de féconder, cellules non tuées par l’herbicide. On garde alors les cellules répondant aux critères choisis.

Une mutation peut être d'origine naturelle, elle est nommée mutation spontanée. On appelle mutagénèse l'intervention humaine (forcée) dans cette mutation, qui ne devient par conséquent, plus naturelle.

C- La fusion cellulaire


Les techniques de fusion cellulaire ou d'hybridation sont la formation de cellules vivantes présentant de nouvelles combinaisons de matériel génétique héréditaire sont constituées par la fusion de deux cellules ou davantage au moyen de méthodes qui ne sont pas mises en œuvre de façon naturelle.

2 - Des utilisations bien différentes



A- en recherche fondamentale


C'est la base du génie génétique : les chercheurs testent via transgénèse ou tout autre moyen des expériences afin de faire de nouvelles trouvailles. Le but étant de trouver la fonction d'un gène, ou à l'inverse, de trouver à quel gène appartient tel fonction précise.

B- en médecine


Les OGM ont permis l'utilisation de nouveau médicament, comme l'insuline par exemple. Certaines personnes sont insulinodépendantes, cela signifie que la protéine qui produit l'insuline n'en produit pas ou pas assez, ce qui est un problème génétique. On pourrait pour les soigner prendre dans le sang des personnes bien-portantes les doses d'insuline nécessaire au soin des personnes touchées... mais ce serait déshabiller Paul pour habiller Jacques car l'insuline n'est pas produite à outrance chez un sujet sain, mais simplement en quantité juste suffisante pour sa consommation. On aurait aussi pu se tourner vers l'insuline de porc, qui est presque similaire à l'insuline humaine, mais le presque fait que malheureusement il y a des effets secondaires; sans compter qu'il faudrait tuer un nombre de porcs considérable pour soigner les humains insulinodépendants. La solution est dans les organismes génétiquement modifiés : mettre dans une bactérie, par transgénèse, le gène produisant la protéine qui produit l'insuline; laisser la bactérie se démultiplier. On obtient donc des cm3 voir des m3 de bactéries à partir desquelles on prélève de grandes quantités d'insuline. On en fait des médicaments assimilables par les humains. Et le tour est joué. On ne peut pas dire ici que les OGM soient une tare !

Autre utilisation des OGM en médecine : la production de vaccins ! Et oui, là aussi on retrouve des organismes GM. Explications : le corps réagit face à un corps étranger en fabriquant des anticorps pour neutraliser le virus. Cependant la production des ces anticorps prend du temps, plus de temps qu'il n'en faut au virus pour se répandre dans le corps et nous contaminer. Heureusement Pasteur inventa la vaccination : le principe étant de "diminuer" le virus par les rayons ultra-violets ou la chaleur et de l'injecter à l'individu. L'organisme va toujours réagir comme face à un corps étranger, et donc produire des anticorps. Mais la vaccination possédait alors la fâcheuse tendance à ne pas être fiable, un virus pas assez "endormi" pouvant finalement terrasser l'individu plutôt que de l'aider à lutter contre. Grâce à la modification génétique on peut cependant faire en sorte de ne développer que la protéine de surface en la prenant dans le code génétique du virus et en la faisant se multiplier. C'est cette molécule de surface que l'on va injecter dans l'individu après traitement, ce qui réduit énormément le risque sanitaire. Ici aussi le génie génétique permet un gain en matière de santé publique, tout en étant contrôlé. Bien sûr il y a toujours des risques, cela on ne pourra jamais l'écarter.

C - dans l'agro-alimentaire


Dans l'industrie agro-alimentaire les OGM servent principalement à créer des herbicides et des plantes à pesticides. On va vouloir par exemple des plantes qui résistent à tel ou tel insecte, ou bien des plantes qui ne craignent pas le Roundup. Cela dans le but d'augmenter la productivité agricole, dans le but de faire plus de profit d'une part, et d'autre part de nourrir plus de monde.

TransgénèseMaïs MON810
La grosse différence entre les OGM utilisées dans l'agriculture et les OGM utilisés en recherche fondamentale et pour l'industrie pharmaceutique c'est que dans les deux derniers cas l'OGM est un outil ! On se sert de l'OGM pour arriver à ses fins, comme expliqué précédemment. Mais dans l'agro-alimentaire les OGM sont utilisés comme un organisme à part entière, comme une culture conventionnelle. Un maïs conventionnel se ramasse de la même manière qu'un maïs GM. Outre cette différence de taille dans l'utilisation des OGM selon le secteur, on peut voir que les principales caractéristiques modifiées des plantes OGM ont pour but de :
- être capable de résister à un insecte ravageur grâce à un insecticide : pour éviter toute perte de productivité.
- être capable d'absorber un herbicide sans mourir : dans le but de tout tuer autour de la plante pour qu'elle puisse croître aisément.

Par exemple les cultures Bt sont le fruit d'une modification génétique suite à l'apport de gène produisant une toxine insecticide (tueuse d'insecte) présente naturellement dans une bactérie vivant dans le sol : Bacillus thuringiensis, d'où l'abréviation Bt. Cela permet par exemple au maïs Bt de ne plus être la victime de la larve de la pyrale du maïs.

Autre exemple : les cultures au Roundup; certains agriculteurs utilisent du Roundup, produit herbicide à large spectre, entendez par là qu'aucune herbe folle ne lui résiste car cet herbicide empêche la création de protéine, entrainant la mort des plantes touchées... le problème est que le Roundup tue aussi les cultures, sauf si elles y sont résistantes, ce sont les fameuses cultures au Roundup (par exemple le soja), génétiquement modifiées. Le Roundup ne peut alors plus se fixé sur le gène nommé EPSPS (qui intervient dans la biosynthèse d'acides aminés aromatiques), et la production de protéines n'est pas affectée, l'herbicide n'a donc plus d'influence négative, ni positive d'ailleurs, sur la plante GM.

Les OGM permettent aussi de créer des plantes résistantes à des maladies virales : il suffit d'introduire un gène du virus dans la plante pour que celle-ci devienne résistante au virus. Le procédé n'est pas connu mais on sait que cela fonctionne, sans savoir comment. Cette procédure de modification génétique est déjà utilisée, bien que cela représente une faible part des OGM en circulation sur la planète. Comme on peut le voir, les OGM permettent une multitude d'applications au niveau de la production de denrées agricoles plus résistante, plus productive. Mais les OGM ne sont pas sans danger, loin de là, c'est ce que nous allons voir tout de suite.

3 - Les risques engendrés par les OGM


Les risques sanitaires et environnementaux générés par les OGM sont multiples mais difficilement mesurable. C'est sur cette quasi-absence de mesure que se basent les chercheurs et créateurs d'OGM pour vanter leurs produits. Mais on sait tout de même que l'utilisation d'OGM entraine de nombreux risques.

A - Altération du métabolisme


Lorsqu'on ajoute, supprime, altère ou modifie un ou plusieurs gène d'une plante, pour faire simple : lorsqu'on crée un OGM, on altère le métabolisme de l'organisme modifié. Cela signifie que l'organisme aura des propriétés différentes, certes c'était ce qui était souhaité lors de la modification génétique, mais considère-t-on toutes les conséquences de cet acte ? Prenons l'exemple du riz doré - ou Golden Rice. Ce riz a été génétiquement modifié pour produire du beta carotène, précurseur de la vitamine A. La carence de cette vitamine provoque, particulièrement chez les enfants, des problèmes oculaires graves pouvant conduire à la cécité. Selon l'Unicef, un apport suffisant en b-carotène permettrait d’éviter le décès d’un à deux millions d’enfants par an à travers le monde. Présenté comme un "bon" OGM, le riz doré n'en reste pas moins très critiqué : incertitudes scientifiques entrainant des risques sanitaires réels mais aussi moins de vitamine E présente dans le riz doré. Et oui la synthèse du b- carotène est induite à partir de la molécule GGPP, précurseur d’autres voies métaboliques essentielles conduisant à la synthèse de vitamine E notamment : une hausse du beta-carotène entraine de facto une baisse de la production de vitamine E. C'est cela l'altération du métabolisme : privilégié le développement d'une partie de l'organisme au détriment d'un autre. Les chercheurs souhaitent aller beaucoup plus loin : améliorer le contenu en minéraux des plantes afin qu’elles puissent servir de sources pour les 14 minéraux nécessaires à l’alimentation équilibré des humains. En gros on nous proposera bientôt un riz capable de répondre à nos exigences énergétiques en matière minérale. Ce riz pourra-t-il encore s'appeler riz ? Si ce riz est beaucoup plus riche en minéraux, que contiendra-t-il en moins ? N'y-a-t-il pas d'autres solutions que ce dénaturement ?!


B - Des excès non mesurés


EpandageEpandage agricole par hélicoptère
Reprenons l'exemple des cultures au Roundup, comme le soja. La plante est résistante, donc les paysans ne s'embêtent pas, au Canada et aux Etats-Unis, c'est par hélicoptère qu'ils déversent l'herbicide sur les cultures. L'herbicide ne tue pas la plante, mais par contre il est "contenu" dans celle-ci, il ne se volatilise pas comme par magie, l'accumulation de Roundup dans les plantes est-elle nocive ? Certainement. Monsanto, la firme qui produit le Roundup affirme que les cultures au Roundup permettent justement de moins utiliser d'herbicide, hors c'est faux, en Amérique du Nord le taux de Roundup présent dans les sols a clairement augmenté depuis l'apparition de ce type de cultures résistantes. Cette concentration d'herbicides en excès est, comme tout excès, forcément néfaste pour l'environnement, et donc pour l'homme. A savoir : le Roundup est un cancérigène avéré.

Un problème similaire se présente pour les plantes à pesticides : elles accumulent le pesticide en elles, ces plantes deviennent potentiellement des pesticides elles-mêmes, hors aucune législation européenne ne vient rendre obligatoire un contrôle de ses plantes saturées de pesticides! La directive européenne 91/414/CEE stipule qu'un pesticide doit avoir subi des tests sanitaires pour être homologué. Ok, mais aucune législation ne concerne les plantes à pesticide (différent du pesticide seul). C'est à l'appréciation des instances d'évaluation d'homologuer ou non une plante à pesticide, suite à tests ou non, selon leur désir. Là où cela devient vraiment n'importe quoi c'est que si les instances d'évaluation demandent des tests sanitaires pour une plante à pesticide, pour des raisons de secret industriel, ce sont les firmes semencières qui choisissent le laboratoire qui effectue les tests. Autant dire que de contrôle il n'y a point.

C - Pollution génétique : une sélection pas très "naturelle"


L'utilisation massive de plantes à pesticide et de plantes résistant aux herbicides provoquent une sélection pas très naturelle : les plantes et insectes résistants se trouvent favorisés. Ceux qui étaient minoritaires hier se retrouvent majoritaires aujourd'hui. Cette sélection naturelle est due aux OGM ! In fine il ne restera plus que des résistants : il faudra donc de nouveaux OGM pour les tuer, faisant apparaitre de nouveaux des résistants, etc, etc...
Le serpent se mord la queue non ?

La pollution génétique représente le risque de retrouver le gène introduit dans un organisme dans un autre. Deux types de pollutions génétiques existent : la transmission verticale et le transfert horizontal.

Le principe de la transmission verticale est simple : c'est des parents aux enfants. Pour les plantes par exemple, cela passe par le pollen. Si on prend l'exemple du colza dont le pollen se propage par le vent et les insectes. Le colza se croise facilement avec les adventices, que nous appelons communément "mauvaises herbes". A chaque croisement il est probable que la plante croisée récupère le transgène du colza au Roundup. La mauvaise herbe devient alors résistante au Roundup. Ceci provoque une réaction en chaine. Malgré qu'il n'y est qu'un pied issu de ce croisement, ce sera le seul adventice à résister au Roundup, le seul donc à se reproduire, et donc notre pied unique d'adventice ayant récupérer le transgène lui offrant la résistance au Roundup va pouvoir se reproduire et s'étendre sans que l'on puisse le contrer avec ce désherbant.
Evidemment ce type de pollution génétique par dissémination des graines ou du pollen est totalement incontrôlable, même s'il existe des techniques pour "contenir" cette dissémination, contenir est un bien grand mot ici. La dissémination des graines et pollen OGM va donc contaminer les cultures conventionnelles proches et les espèces poussant naturellement à proximité - croisement naturel entre conventionnel et GM.

Nait aussi le problème du test en plein champ des OGM : pour tester la dissémination des graines/pollens des cultures OGM on réalise parfois des tests grandeur nature. Mais pourquoi utiliser des plants OGM pour ces tests ? Pourquoi prendre le risque de la dissémination alors qu'on pourrait l'étudier à partir de plantes conventionnelles, la dissémination serait exactement la même et on pourrait, même sans OGM, étudier la génétique des pollens pour savoir de quelle plante il provient. On peut très bien faire ces tests sans utiliser d'OGM alors pourquoi faire ces tests en plein champs avec OGM ? C'est se foutre du risque sanitaire et environnemental ! Et sinon on fait des expériences en serre.

Enfin reste le risque du transfert horizontal qui représente le risque de transfert génétique (d'ADN, de gènes) par contact direct entre organismes vivants. Des bactéries par exemple savent "ingurgiter" de nouveaux gènes par simple contact. En présence d'OGM, elles peuvent donc contracter le transgène en elles. Certes de type de transfert est assez rare, mais on en connait qu'une infime partie des organismes microscopiques du sol donc on ne sait pas vraiment si le transfert horizontal est si rare que cela. Et puis évènement rare aujourd'hui, évènement majoritaire demain : le transgène nouvellement acquis peut donner un certain avantage à la bactérie ou au microbe, qui se développera mieux que ses congénères. Et puis les quantités d'OGM sont tellement concentrées sur les zones cultivées en OGM que le facteur risque de transfert horizontal et proportionnellement augmenté car on a une concentration locale extrêmement importante du gène polluant potentiel. Sans compter que les essais d'OGM en plein champ sont détruits par broyage et enfouissement dans le sol, l'ADN est ainsi libérée dans le sol, augmentant de fait le risque de transfert horizontal entre les plantes OGM est les micro-organismes du sol. Le transfert horizontal est aussi à l'origine de gène mosaïque : un gène recombinant qui est constitué en partie de ce qu'il était au départ et en partie du gène transféré.

On constate donc que le risque de pollution génétique est plus que considérable.

E - Conséquences non souhaitées


Outre tous les risques que nous venons de citer, les risques en terme de "raté" son nombreux : dimorphisme, stérilité, allergies, modifications organiques... Les chercheurs ne maitrisent pas tous ce qu'ils font, surtout dans un domaine où on est loin de tout connaitre. Faire de la recherche fondamentale sur les conséquences des OGM est quelque chose de capital, on doit tester à long terme l'influence des OGM sur la santé et l'environnement !


Les OGM sont sujets à débats sur de multiples aspects
Vous l'aurez compris, les OGM sont sujets à débats sur de multiples aspects. La compréhension de ces différents aspects est loin d'être évidente pour le grand public, c'est pourtant d'une opinion avertie que les OGM ont besoin, afin qu'on ne fasse pas n'importe quoi avec la génétique. Certaines utilisations des OGM sont pourtant très utiles et sans risque pour l'humain et la nature. J'espère qu'après avoir lu cette page vous pourrez continuer vos recherches pour arriver à vous faire votre propre idée sur la question des organismes génétiquement modifiés. Ces explications sur les OGM ont été inspirées en partie par une conférence de Christian Vélot sur les OGM, j'espère ne pas avoir trop écris d'erreur, car le jargon scientifique n'est pas ma tasse de thé par conséquent la vulgarisation de Mr Vélot fut d'une grande aide pour ma compréhension du sujet. J'ai pu grâce aux sources citées ci-dessous me forger une opinion sur les OGM, j'espère que vous pourrez en faire autant.



Par  Lucas Ferrari le 09 Mar 2010

partager buzzlink Publier sur facebook

Espace commentaires

OMG , pensez-vous voir ce qui se produisent en Syrie? Independamment de la repression gouvernementale brutale , les manifestations continuent
par Katherine Ross à 01:38:13 le 12/01/2012

Postez votre commentaire




(ne pas remplir)

Recevoir les nouveaux messages concernant cet article par mail
Pseudo :









Champ anti-spam :



Les commentaires sont désactivés momentanément (trop de spam reçus)



jeux gratuit | Contact | Partenaires