Connexion Inscription
Eco-revolution > Transport > Véhicule électrique : Greenwashing contre décroissance
logo

Voir aussi dans la rubrique Transport
Les voitures électriques françaises à venirLes voitures électriques françaises à venir
La voiture électrique met du temps à pointer le bout de son nez mais elles arrivent sous peu. Si les...

Tokyo accueille les premiers taxis électriques à batterie interchangeableTokyo accueille les premiers taxis électriques à batterie interchangeable
La capitale du Japon s'est dotée lundi de 3 taxis électriques pour une expérimentation menée par Bet...

Tesla Motors : une start-up rocambolesqueTesla Motors : une start-up rocambolesque
Ce nouveau constructeur automobile est le premier à avoir mis sur les routes plus de 1000 voitures é...


Articles du net

Véhicule électrique : Greenwashing contre décroissance

Véhicule électrique : Greenwashing contre décroissance

Quand amour, gloire et beauté se réinvente en greenwashing, décroissance et électricité, on assiste à un débat engagé! Entre deux extrêmes, l'innovation en terme de mobilité durable a bien du mal à s'orientée.

Le greenwashing consiste à verdir une marque sans motif réel : Renault et BMW ont été taxé tour à tour de greenwashers pour des publicités trop "écolos" par rapport aux rejets réels de leurs automobiles. Être vert aujourd'hui est un avantage pour une marque, de nombreuses entreprises utilisent le greenwashing pour améliorer leur image. Certes le greenwashing est réel, pour autant on ne peut pas accuser de tous les maux une entreprise comme le font les anti-greenwashing. Entre le monde enchanté des constructeurs où tout est clean et le monde des Bisounours des extrêmécolos dans lequel seuls la marche à pied et le vélo ne peuvent être encouragés comme moyen de déplacement, se pose la question du bien fondé écologique et environnementaliste de l'avènement de la voiture électrique.

Faisons s'affronter les deux écoles, j'ai l'intuition qu'une vérité devrait en découler ;)

Thèse : Le greenwashing n'existe pas !


Les constructeurs cherchent avec les nouvelles voitures thermiques à émettre le moins de CO² par kilomètre parcouru. Certains modèles arrivent à descendre sous les 90 grammes de CO2 rejetés par km. Alors bien sûr avec la voiture électrique ils se font plaisir : zéro émission et tout le tremblement. Il faut bien dire que l'électrique a pour effet simple de ne plus transformer d'énergie fossile en dioxyde de carbone. Partant de ce point de vue, les campagnes publicitaires sont toutes plus écolos les unes que les autres.

Antithèse : Véhicule Zéro émission... sauf en roulant !


Ceux qui dénoncent le plus ardemment le greenwashing sont peut être les créateurs du site http://www.renault-ze.fr/ qui ont pondu un site similaire à celui de Renault en plus cynique. Un argumentaire est donné sur renault-ze.fr, le voici repris en quelques points.

La voiture électrique : une goutte d'eau dans l'océan


Premier argument : les voitures électriques ne devrait représentées en 2020 qu'un million de véhicules commercialisés, sur un total de 30 millions en France. "Face à l'urgence climatique et l'explosion des émissions de gaz à effet de serre du secteur transport, les véhicules électriques ne représenteront, au mieux, que 3 à 4% du parc automobile". En résumé, pour les anti-greenwashing, "le bénéfice "carbone" escompté sera totalement anecdotique" donc faire de la publicité pour une marque automobile en vantant ses qualités environnementales est considéré comme de la publicité mensongère car plus de 95% de ses ventes représentes des véhicules qui émettent du CO2.


Les constructeurs veulent simplement booster leurs ventes


Second argument : la voiture électrique est vouée à être une seconde, voir troisième voiture car sa faible autonomie n'en fait pas une concurrente des voitures thermiques actuelles mais simplement une sous-voiture. Les constructeurs d'automobiles espèrent donc non pas vendre une voiture mais deux d'un coup : une thermique et une électrique. Ce qui est donc tout à fait contraire au concept d'écologie : "ce véhicule dit "ZE" ne viendra pas en substitution mais en plus d'un autre véhicule, augmentant globalement le nombre d'unités composant le parc automobile hexagonal.".

Zéro émission ?


Ce troisième argument est encore plus fort que les précédents contre l'utilisation de termes liés à l'écologie et à la préservation de l'environnement dans les publicités pour les marques autos : si les voitures électriques ne rejettent pas de CO2, le problème de pollution est simplement déplacé car l'énergie électrique utilisée est produite à 80% en France par le nucléaire. On rejettera donc moins d eCO2 pour produire plus de déchets nucléaires : où est l'avantage ? Où est le gain en matière d'écologie et de protection de l'environnement, ainsi qu'en matière de production énergétique ?

D'autant plus que la voiture électrique d'un particulier pourra se recharger à domicile, ce qui faire dire aux anti-greenwashing : "ce véhicule électrique sera majoritairement rechargé en fin de journée, heure à laquelle le bilan carbone du kWh électrique est mauvais. Car la voiture électrique, à l'instar du chauffage électrique, accentuera les pointes de consommation, qui nécessitent le recours à des centrales fioul et charbon.". En résumé "Renault externalise la pollution en tentant de faire croire que les centrales produisant l'électricité ne rejetteraient pas de gaz à effet de serre".

Sain...thèse



Le greenwashing dans le secteur de la voiture électrique déclenche plus une hostilité envers cette nouvelle technologie qu'envers l'utilisation de l'image écologique qui en est faite
Que penser de tout ça ? Haha, j'ai bien ma petite idée, mais pas sûre qu'elle plaise à tout le monde !?
Premièrement, le greenwashing est bien réel et je ne récuse pas les accusations contre ce type de publicité quasi-mensongère MAIS quand les antis-greenwashing virent à l'extrême, n'accusant plus simplement Renault ou BMW d'avoir voulu verdir leur marque dans un spot TV ou une pub papier, mais en se portant tout bonnement contre l'utilisation de la voiture électrique, il ne faut pas se voiler la face : le greenwashing dans le secteur de l'automobile électrique déclenche plus une hostilité envers cette nouvelle technologie qu'envers l'utilisation de l'image écologique qui en est faite !

Donc on se retrouve avec des personnes qui préfèrent que l'Etat mette de l'agent dans la mobilité durable qui pour eux se résume au vélo et à la marche à pied : si c'est pas de la décroissance ça, c'est quoi ?! J'ai beau posséder une forte pensée écologiste, je suis totalement contre la décroissance, une croissance résonnée et durable oui, mais ne demandez pas aux humains de devenir décroissants. Ce n'est pas dans nos gènes, ce n'est pas dans notre façon de vivre. Certes une planète peuplée seulement de trois bonshommes qui mangent un steak d'ours des cavernes au coin du feu serait mieux que des milliards d'humains grouillant, le problème est qu'on ne peut pas revenir en arrière. Alors effectivement on peut tuer tout le monde mais je ne suis pas sûr que ce soit une excellente solution...

L'innovation entraine le développement


Si on reprend les arguments contre la voiture électrique, car on est bien d'accord que c'est de cela dont on parle. Si on reprend, donc, ces arguments, on voit que :
- le principal reproche est que le problème de pollution est seulement déplacé : pour l'heure ok, je suis d'accord.
- le véhicule électrique ne peut être qu'une voiture secondaire : je suis aussi d'accord dans l'immédiat.
- en 2020 il n'y aura que 4% de voitures électriques en circulation : oui d'accord, ce sera certainement un chiffre assez juste.
Et alors on fait quoi : on interdit la production de voiture électrique ? Du côté des anti-électriques on en propose pas d'alternatives, du moins n'en ai-je pas vu, ni lu.

Les écologistes reprochent constamment aux autorités leur manque de vision à long terme, dans ce cas présent, les arguments présentés peuvent subir le même reproche : pourquoi s'arrêter en 2020, pourquoi ne pas voir plus loin. Evidemment en 2020 le nombre de voitures électriques en circulation sera encore faible en proportion mais qu'en sera-t-il en 2050? Je pense que d'ici là on aura bien amélioré le processus d'utilisation de batteries et que l'autonomie des voitures électriques aura beaucoup augmentée. Je fais une analogie qui je le sais n'a pas d'équivalent, mais c'est pour l'exemple, les ordinateurs à leur arrivée étaient de grosses machines remplissant une pièce simplement pour faire office de caclulatrice. On connait la suite. D'accord, ce n'est pas pareil. Mais si on avait bloqué la production d'ordinateur à l'époque, est-ce que son développement se serait fait de façon aussi rapide ? Je ne crois pas. L'innovation entraine le développement, et le commerce entraine l'innovation. Bloquez le commerce et vous bloquez la machine. C'est pour cette première raison que je suis pour l'avènement du tout électrique même si il est clair qu'aujourd'hui le gain en matière environnementale est faible voir inverse.

Station de recharge pour véhicule électrique
Outre l'augmentation d'autonomie dans l'avenir des voitures électriques, n'en faisant plus des secondes voitures, mais les remplaçantes des thermiques, le problème du déplacement de pollution peut aussi être contré. Certes au début les voitures électriques seront rechargées massivement par les particuliers à leur domicile, entrainant des pics de consommations, et tout simplement plus de consommations d'électricités. Il faut savoir qu'une fois que de nombreuses voitures électriques seront en vente, on verra fleurir les stations-service de recharge de batteries. Et ces stations comment on va les alimenter : par de l'énergie renouvelable. De multiples projets de ce type ont déjà vus le jour dans plusieurs pays. L'innovation entraine l'innovation. On rechargera les batteries via le solaire et peut être aussi un peu l'éolien. Et je pense que les gens rechargeront de moins en moins chez eux car le système quickDrop, s'il se démocratise, comme en Israël ou une centaine de station QuickDrop sont prévus, permet de renouveler sa batterie en 3 minutes !

Station BP solaireStation BP solaire
British Petroleum propose une station-service solaire en France. Celle-ci n'a donc aps besoin d'apport extérieur en électricité. Certes cette station ne propose pas encore de recharger les batteries, mais c'est bien la preuve que les énergies renouvelables ne sont pas difficiles à incorporer avec ce type de construction.

Station solaire E-moveStation solaire E-move
Autre exemple de station-service solaire avec l'E-move qui "pourrait bien, si son test en Italie s’avérait concluant, débarquer dans le reste de l’Europe. Pour s’en servir, rien de plus simple, puisque l’E-Move s’utilise grâce à une simple carte de crédit.". Ce type de station n'est utilisable que pour les vélos électriques et les petits véhicules comme on peut le voir sur la vue suivante.
Véhicule dans station E-move
Ce projet est loin d'être le seul, ainsi aux Etats-Unis on a récemment inauguré une première station de recharge de batteries de voitures électriques alimenté par énergie solaire, à New York. La station est couverte de panneaux solaires photovoltaïques, et est construite avec des containers de transport recyclés (voir image en haut de cet article). Même si ces projets restent peu applicables pour le grand public, on sent que l'innovation est en marche. Au travers de ces nouveautés on sent bien que les énergies renouvelables sont en plein essort. Il reste tant de choses à développer de ce côté là. La voiture électrique sera un moteur indéniable de leur évolution.

Station de recharge solaireStation de recharge
en Allemagne
A Francfort on trouve un autre projet intéressant mis en place par la société américaine Evergreen Solar, qui a installé une station de recharge solaire dans un quartier du centre-ville. Cette imposante borne avec des panneaux solaires sur le toit comprend 6 prises pour recharger simultanément scooters électriques, Segway, vélos électriques et quand il y en aura, voitures électriques.

Ces initiatives céderont vite à la place à des projets d'envergures car la commercialisation au grand public des voitures électriques va doper la créativité du secteur des recharges de batteries. Ces futurs projets sont déjà grandement avancés, ce n'est pas pour 2020, mais pour demain. Better Place en Israël, la firme de Shaï Agassi, a déjà mis en place de nombreuses bornes électriques à Jérusalem [vidéo].




Par  Lucas Ferrari le 18 Mar 2010

partager buzzlink Publier sur facebook

Espace commentaires

tres interessant, merci
par pefArete-online à 14:23:48 le 21/09/2010
de rien ;)
par Lucas à 09:04:13 le 19/11/2010

Postez votre commentaire




(ne pas remplir)

Recevoir les nouveaux messages concernant cet article par mail
Pseudo :









Champ anti-spam :



Les commentaires sont désactivés momentanément (trop de spam reçus)



jeux gratuit | Contact | Partenaires